Voyager et être écolo : réflexions et bonnes habitudes

Comme beaucoup, je suis une grande amoureuse du voyage, cette fenêtre sur le monde qui nous ouvre à la rencontre des autres et de soi-même. J’ai eu la chance de beaucoup voyager pendant ma vingtaine avec une soif insouciante et irrépressible.

Je ne suis pas beaucoup plus vieille aujourd’hui, mais j’ai commencé à voir les choses différemment. Ce n’est pas que je tombe en désamour du voyage. Bien au contraire et c’est là probablement que grandit cette réalité paradoxale : j’aime voyager et je suis écolo. La petite voix de la dissonance cognitive dans ma tête qui murmure : « Est-ce qu’il est possible de voyager sans culpabiliser et renier ses valeurs écolo ? ».

Je crois qu’être un voyageur responsable demande d’abord de reconnaître qu’il y a un problème avec le tourisme tel qu’on le connaît aujourd’hui. C’est important d’être honnête avec soi-même et de ne pas faire l’autruche (la tête dans le sable d’une plage au Mexique par exemple). Le voyage a un impact négatif sur la planète, participe au changement climatique, à la destruction des habitats naturels des nombreuses espèces, à la plastification et acidification des océans… C’est facile et tentant d’oublier les gestes écolos du quotidien quand on est loin de la maison et de la routine.

On peut décider de voyager autrement. On peut choisir d’être un voyageur écoresponsable et d’explorer le monde dans le respect de tous ses habitants et de la planète. C’est ce que je m’attache à faire. Je ne vous dis pas que c’est facile et que je suis parfaite. Loin de là. J’essaie simplement de vivre en accord avec mes valeurs personnelles sans renier qui je suis, sans culpabiliser et sans juger les autres.

Prendre l’avion quand on est écolo, c’est vraiment quelque chose de difficile. En Suède, ça porte même un nom ; « Flygskam » ou la honte de prendre l’avion (parce que niveau empreinte carbone ça se pose là quoi). J’avais décidé de ne plus DU TOUT prendre l’avion, mais l’irrévocabilité de cette décision était très lourde et la source d’angoisses nouvelles. Finalement, je m’autorise un aller-retour en avion par an et j’avance à mon rythme pour réduire la fréquence. Le reste du temps, je suis en train, vélo, bus ou à pieds, alors ça rattrape un peu non ? 🙂

Maintenant, je voyage en faisant attention à plein de petites choses. Je vous laisse les découvrir ci-dessous, c’est ma liste de gestes verts pour voyager écolo le plus possible.

― Avant de partir en voyage

Débrancher les appareils à la maison

Avant de partir en vacances, je débranche les appareils électroniques à la maison, qui, même en veille, continuent de consommer de l’électricité.

Respecter la culture locale

Avant le voyage, je fais une recherche sur la culture et les coutumes de la destination afin de respecter la population et l’environnement et de se comporter de manière appropriée. Et puis, c’est toujours intéressant de découvrir d’autres cultures que la nôtre !

Apprendre quelques mots

Il n’est pas nécessaire de maîtriser parfaitement la langue locale, mais connaître quelques mots et formules utiles est une marque de respect et d’ouverture. « Bonjour », « Merci », « Au Revoir », « Je m’appelle »…

― Se déplacer vert

Éviter l’avion

Je vous en parlais plus haut : l’empreinte écologique de l’avion est énorme. C’est pourquoi quand cela est possible je préfère privilégier d’autres modes de transport plus favorables à l’environnement comme le train, le bus ou le vélo. Même si ce n’est pas la panacée, on peut compenser les émissions des vols avec des programmes de protection environnementale sur CO₂ my climate.

✈️ 1 aller/retour entre Paris et New York en avion, c’est 12 000 km et 1 tonne de CO2 émise dans l’atmosphère, autant qu’une année de chauffage pour une personne.

Voyager plus longtemps et moins souvent

Je ne dis pas qu’il ne faut plus voyager du tout, mais c’est essentiel de prendre conscience que prendre l’avion a un lourd impact sur la planète. Si c’est difficile d’arrêter complétement, on peut limiter le nombre de fois qu’on prend l’avion en faisant des voyages plus longs. Rester plus longtemps sur place pour amortir l’empreinte carbone du trajet est un premier pas. Par exemple, au lieu de partir chaque année 2 semaines en vacances, pourquoi ne pas essayer de partir un mois tous les deux ans ?

Choisir un vol direct

Quitte à prendre l’avion, il vaut mieux opter pour un vol direct, car ce sont le décollage et l’atterrissage qui sont les plus gourmands en carburant. Bien sûr, un vol direct coûte plus cher que son équivalent avec escale, mais ça vaut le coup de s’y prendre en avance pour organiser un voyage plus respectueux de la planète, non ?

Se déplacer « vert »

Utiliser les transports en commun, louer un vélo ou marcher tout simplement pour se déplacer sur place. Faire le choix d’une mobilité douce et du « slow tourisme » tout en ayant un faible impact sur l’environnement permet également de profiter pleinement de son voyage.
Dans le cas d’un road trip, on peut envisager la location d’une voiture électrique ou hybride qui nécessite moins de carburant.

Opter pour des titres de transport numériques

Quand cela est possible, je choisis la version numérique d’un titre de transport pour économiser du papier. Je pense aussi à supprimer les emails inutiles après le voyage.

Moi en vélo dans le sud du Vietnam !

― Consommer de façon écoresponsable

Supporter les commerces locaux

J’essaie de garder les mêmes habitudes de consommation qu’à la maison. Ce qui n’est pas toujours facile quand on n’a pas ses repères. En voyage, je tâche de consommer local. Plutôt que de supporter financièrement les grandes chaînes de fast-food qui ont un impact considérable sur l’environnement, je choisis d’encourager les restaurants, artisans et petits producteurs locaux.

Faire les marchés locaux

Je fais mes courses et mange dans les marchés ; c’est moins cher, ultra frais, très bon et c’est idéal pour goûter les spécialités du coin.

Consommer de manière responsable

Avant d’acheter un souvenir à ramener de vacances, je me pose les bonnes questions (un peu comme à la maison). Est-ce que j’ai réellement besoin de cet objet ? Est-ce que je l’aurais acheté si j’étais à la maison ? Comment a-t-il été conçu et quel est son origine ? Mêmes questions pour un cadeau, on peut faire plaisir de façon responsable en soutenant les artisans locaux par exemple.

― Hébergement pour des vacances écologiques

Séjourner dans des hébergements responsables

Il existe de nombreuses alternatives aux grands hôtels polluants : AirBnb, couchsurfing, woofing, chambres d’hôte, auberge de jeunesse…
J’essaie de me renseigner le plus possible sur la politique environnementale et développement durable des établissements qui m’intéressent avant de réserver. Je privilégie ceux qui travaillent activement avec des partenaires locaux et dans le respect de l’environnement.

Faire attention à sa consommation d’énergie

Comme à la maison, je fais attention à ma consommation d’énergie. Quand je quitte la chambre d’hôtel, je pense à éteindre les lumières, l’air conditionné, le chauffage, débrancher les appareils électriques etc.

Laisser le panneau « Ne pas déranger » sur la porte de la chambre

Tant que la chambre n’a pas besoin d’être nettoyée, je laisse le panneau « Ne pas déranger » sur la porte d’entrée. Cela permet d’économiser de l’eau, de l’électricité et de réduire l’utilisation de produits chimiques.

― Activités écoresponsables

Choisir des activités éthiques et écoresponsables

Certaines activités et attractions touristiques ont un impact catastrophique sur la biodiversité locale. J’essaie de faire preuve de discernement et de bien me renseigner avant de réserver. Toute activité qui implique l’exploitation d’animaux devrait être retirée de votre bucket list : promenades à dos d’éléphants, spectacles ou selfies avec des animaux sauvages, zoo… Je préfère soutenir les associations et acteurs locaux qui luttent pour la conservation de la vie sauvage et proposent des alternatives éthiques et engagées pour les amoureux des animaux.

Préférer les petits groupes

Je réserve très rarement des activités de groupe, mais si c’est le cas je préfère les excursions en petit groupe qui ont généralement un moindre impact sur l’environnement.

Ramasser les déchets

Évidemment, je ramasse ses déchets et ne laisse rien derrière soi. En promenade, randonnée et excursion, j’en profite aussi pour débarrasser la nature des déchets laissés par d’autres personnes et les jeter à la poubelle.

Respecter l’environnement

J’applique les règles de base au contact de la nature : ne pas toucher à la faune et flore, rester sur les chemins balisés, ne pas déranger les animaux, ne pas jeter de déchets…

Plage de Calgary sur l’île de Mull en Ecosse (les coquillages sont restés sur place 😉

― Dans le sac à dos d’un voyageur écolo

Emporter avec soi les essentiels « zéro déchet »

Pour réduire les déchets plastiques, je met dans mon sac à dos les indispensables accessoires zéro déchet que j’utilise à la maison : gourde, éco-tasse, couverts réutilisables, sac et serviette en tissu, paille en bambou ou inox, sacs à vrac etc. On peut aussi investir dans une gourde filtrante pour avoir facilement accès à de l’eau potable. Pareil pour la trousse de la salle de bain : j’embarque mes savons et huiles végétales et j’évite d’utiliser les échantillons plastiques offerts par les hôtels.

Utiliser une crème solaire et un produit anti-moustique biodégradables

La plupart des crèmes solaires du commerce contiennent des produits dangereux pour la nature et la santé. Il existe des alternatives écolo qui respectent l’écosystème marin lors de la baignade. Je fabrique ma propre crème solaire – je mettrai la recette sur le blog !

Même chose pour les moustiques, j’ai fabriqué mon spray anti-moustique naturel plutôt que d’utiliser des bombes aérosols polluantes ou des diffuseurs chimiques.

Voyager léger

Chaque kilo compte quand on prend l’avion ou qu’on charge la voiture. Plus le véhicule est lourd, plus il consomme du carburant et plus son empreinte carbone augmente. Donc, je voyage léger en ne prenant que ce dont j’ai besoin. Franchement, avoir une valise minimaliste simplifie grandement la vie !

― Voyager autrement

Voyager près de chez soi

La France est la 1ère destination touristique au monde ! Et l’Europe regorge d’escapades magnifiques et d’aventures uniques (accessibles en train). On recherche souvent le dépaysement à l’autre bout du monde pour couper du quotidien, alors qu’il y a tant de merveilles à découvrir près de chez soi.
Pour vos prochaines vacances, je vous encourage à envisager les endroits populaires près de chez vous que vous n’avez pas encore eu l’occasion de découvrir. 🙂

Voyager plus lentement

On peut aussi limiter ses trajets (et donc ses émissions de gaz à effet de serre) en restant plus longtemps à certains endroits. Le slow travel s’inscrit dans une démarche responsable où le voyage se vit autrement : prendre le temps de découvrir un nouveau lieu, ralentir pour apprécier chaque instant du voyage et vivre au même rythme que les locaux.

Se déconnecter

Je fais des pauses digitales consciences quand je voyage. Je mets mon téléphone en mode avion pour pouvoir prendre des photos et c’est tout ! Ça me permet de réduire ma pollution numérique et ma consommation d’électricité et surtout de profiter de l’instant présent et de mes proches.


Voilà comment j’essaie de concilier mes désirs de voyage à mes valeurs écolo. Vous en pensez quoi ? Vous faîtes comment ? Hâte de vous lire ! 🙂

Comment voyager et être écolo ? Le guide de l\'écovoyageur : conseils pour des voyages écologiques et responsables dans le respect de l\'environnement et des populations locales. #ecotourisme #ecologie #slowtravel #slowtourisme #voyagerecolo

Author: Julie

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