8 actions concrètes pour protéger les océans de la pollution plastique

Dans cet article, je vais vous parler d’une cause qui me tient à cœur : la protection environnementale et plus précisément l’impact dangereux de notre consommation de produits plastiques sur la biodiversité des océans.

Est-ce que vous savez que l’équivalent d’un camion poubelle de déchets plastiques est déversé dans l’océan chaque minute ?

La plupart de ces déchets sont d’origine terrestre – il s’agit d’une dizaine de produits que nous utilisons au quotidien. Conclusion : sous sommes directement responsable de la pollution plastique des océans, donc nous pouvons changer les choses.

Agir à notre petite échelle pour lutter contre la pollution des océans et protéger la biodiversité marine est possible. S’informer sur le sujet est important : cela permet de prendre conscience des causes de ce désastre écologique pour trouver des solutions concrètes.


Un désastre écologique pour nos océans


Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique sont déversées dans l’océan.

Sous l’effet circulaire des courants marin (ou gyres océanique), ces morceaux de plastiques se rassemblent en un immense amas de déchets flottants. C’est ce qu’on appelle des continents de déchets, une poubelle géante d’ordures plastiques charriés par les courants marins. Pour mieux se faire une idée : celui présent dans le Pacifique nord est 6 fois plus grand que la France.

Ce raz-de-marée plastique est une catastrophe pour la biodiversité marine et déséquilibre les écosystèmes des océans.
☞ Plus de 50% des tortues de mer ont consommé du plastique.
☞ Chaque année, 100 000 animaux marins et plus d’un million d’oiseaux marins meurent après avoir ingéré du plastique.
700 espèces de la vie marine sont en voie de disparition en raison de l’augmentation de la pollution par les plastiques.

🌍 En octobre dernier, la WWF a publié le rapport Planète Vivante de 2018 et ses conclusions sont alarmantes : 60 % des effectifs de vertébrés sauvages a disparu en moins de 50 ans. Mais, il reste de l’espoir et nous pouvons encore inverser la tendance.
Si ce type d’actualités et d’informations vous intéresse, n’hésitez pas à me suivre sur Twitter.


Un matériau résistant et nocif


Les pailles et filets abandonnés ne représentent pas le seul danger immédiat pour la vie marine, car le plastique est un matériau très résistant. Il ne disparaît pas, il se réduit.

Au contact de l’eau et sous l’effet des rayons UV, les déchets se dégradent en microparticules de plastiques. Ces particules invisibles sont facilement ingérées par les animaux (grands cétacés à fanons, mollusques, plancton…) et contaminent la chaîne alimentaire.

Des microplastiques ont été retrouvés dans des selles humaines (chez des non-végétariens), confirmant que la chaîne alimentaire est contaminée par les microplastiques. Peu d’études sur l’impact de ces particules sur la santé humaine ont été menées pour le moment, mais des scientifiques ont déjà commencé à tirer la sonnette d’alarme.


Le recyclage des déchets plastiques ne suffit pas


On peut se poser la question du recyclage. Plutôt que de finir dans l’estomac des cachalots, est-ce qu’on ne pourrait pas recycler les déchets plastiques ?

Le recyclage ne suffit pas et n’est pas une solution viable sur le long terme pour 3 raisons :
1. Seulement 14% des déchets plastiques sont collectés pour être recyclés en France.
2. Son impact écologique est controversé car c’est un processus gourmand en énergie et en eau.
3. Le modèle d’économie circulaire où le déchet redevient matière première ne fonctionne pas avec le plastique qui ne peut être recyclé à l’infini.

Recycler des produits plastiques à usage unique qui n’aurait jamais du être fabriqués n’est pas la solution.

Le moyen le plus efficace pour réduire la pollution des océans ? De réelles prises de décisions des politiques et industriels pour contribuer à une transition écologique et interdire les produits plastiques à usage unique.

Mais agir à petite échelle est aussi possible.


8 gestes pour réduire la pollution plastique des océans


La pollution plastique est en mer, mais les solutions sont sur terre. Voici 8 bons gestes à adopter pour réduire la pollution plastique des océans.

1. Privilégier les alternatives durables et zéro déchet

Pour commencer, le moyen le plus simple et direct consiste à réduire sa propre consommation de plastiques à usage unique tels que les sacs en plastique, les bouteilles d’eau, les pailles, les gobelets, les récipients à emporter, etc. Bref, tous les produits en plastique utilisés une fois puis jetés à la poubelle.

C’est une habitude beaucoup plus facile à prendre qu’on ne l’imagine, car on trouve aujourd’hui de nombreuses alternatives durables, écologiques et zéro déchet.

☞ Les sacs en tissu pour remplacer les sacs plastiques

Les sacs plastiques utilisés seulement 20 minutes mettent jusqu’à 1 000 ans pour se dégrader dans la nature et occasionnent de nombreux dégâts.
Alternative “zéro déchet plastique” : j’ai toujours un sac en tissu avec moi et j’utilise des filets en coton pour les légumes.

☞ Une gourde pour remplacer les bouteilles d’eau en plastique

Saviez-vous que 90% du prix d’une bouteille d’eau c’est son emballage plastique ? L’eau en bouteille est 300 fois plus chère que l’eau du robinet, pollue l’environnement et les microparticules qui la composent sont dangereuses pour la santé. Pourtant, le marketing a réussi à nous convaincre que l’eau en bouteille était meilleure et plus saine que l’eau du robinet (le produit alimentaire le plus contrôlé en France).
Alternative “zéro déchet plastique” : j’utilise une gourde réutilisable (en verre ou en inox 18/8) que je transporte partout avec moi.

☞ Un oriculi pour remplacer les cotons-tige

Ils sont déconseillés par les spécialistes ORL et représentent un grave danger pour les animaux marins (occlusions intestinales et perforations d’organes), donc les cotons-tiges c’est non !
Alternative “zéro déchet plastique” : j’utilise un oriculi (cure-oreille japonais en bois) acheté chez Avril.

☞ Des pailles réutilisables

Trop petites pour être recyclées, les pailles finissent dans les océans où elles sont avalées par des animaux marins qui les confondent avec de la nourriture. Je n’ai jamais trop compris l’intérêt des pailles, alors je n’en utilise pas tout simplement. Alternative “zéro déchet plastique” : si vous ne pouvez vraiment pas vous passer de pailles, choisissez-en une en inox réutilisable ou en papier biodégradable.

Et aussi : un gant démaquillant ou des huiles végétales pour se démaquiller sans coton et produits chimiques, une brosse à dent en bambou pour remplacer celle en plastique, passer aux mouchoirs en tissu, arrêter les dosettes de café, utiliser des lingettes lavables, remplacer les films plastiques par des emballages alimentaires écologiques, amener une tasse au bureau pour remplacer les gobelets plastiques.

2. Acheter des aliments en vrac

Acheter des aliments en vrac, c’est pratique, écologique et en plus économique. Il est possible de faire ses courses en vrac avec ses propres récipients (pensez à prendre un modèle supplémentaire pour tarer la machine avec) ou des sacs en tissu réutilisables, ça permet de lutter doublement contre le suremballage.

3. Créer ses produits ménagers écologiques

Les produits d’entretien industriels contiennent des polluants chimiques qui polluent l’air que nous respirons et se retrouvent dans les océans. Sans parler du nombre de bouteilles plastiques que ça représente, puisqu’il faut bien un produit ménager adapté pour chaque usage (pour la vaisselle, le sol, les vitres, les toilettes, la lessive…), n’est-ce pas ?

Même combat avec les cosmétiques bourrés de tensioactifs et de microbilles, ces substances chimiques sont rejetées dans les canalisations et finissent dans les océans.

Alternative zéro déchet : créer ses nettoyants et cosmétiques naturels, tout aussi efficaces mais plus écologiques et moins dangereux pour la santé que les produits industriels. Dans mes placards, on trouve du vinaigre blanc, du bicarbonate alimentaire, du savon noir, du savon de Marseille et des huiles essentielles.

Je vous conseille l’article du blog “Sortez tout vert” pour apprendre à nettoyer sa maison de manière écologique.

4. Consommer de façon responsable

Pour consommer de manière responsable, il suffit de réfléchir avant d’acheter, de se poser les bonnes questions et de parfois changer quelques habitudes.

  • Est-ce que vous pouvez louer ou acheter d’occasion ce produit dont vous avez besoin ? Acheter ou louer d’occasion permet d’éviter tous les emballages en plastique inutiles qui accompagnent les produits neufs. En plus, c’est moins cher.
  • Investir dans des produits de qualité conçus pour durer.
  • Acheter des produits fabriqués à partir de matériaux recyclés.
  • Si vous avez l’habitude de ne pas finir votre assiette au restaurant, pensez à prendre un récipient réutilisable comme doggy bag pour éviter le gaspillage et l’utilisation d’une boîte à emporter en plastique.
  • Donner à des associations ou revendre les objets dont vous n’avez plus besoin.
  • Quand vous faîtes les courses : préférez les récipients en verre à ceux en plastique, évitez les produits avec un emballage inutile (fruits et légumes par exemple) et les produits plastiques à usage unique, achetez en vrac, préférez les marchés et produits locaux, achetez à la coupe.
  • Favoriser les entreprises écoresponsables et locales. Nous avons le pouvoir de choisir les produits que nous achetons et à qui nous les achetons.

5. Participer à des initiatives locales de nettoyage

Nettoyer les rivières et plages locales est un des moyens les plus directs et gratifiants de lutter contre la pollution plastique des océans. Vous pouvez simplement aller vous promener et ramasser les déchets, organiser une collecte de déchets ou participer à des opérations initiées par des associations locales et internationales.

Par exemple, l’organisation OceaNoPlastics organise des « Rendez-vous Plasticitoyens ». Lors d’une de ces actions de nettoyage, plus de 600 bénévoles ont collecté près de 5 tonnes de déchets plastiques sur le littoral du Calvados et de la Manche.

Ces initiatives ne sont pas la solution miracle à la pollution plastique, mais elles permettent d’attirer l’attention et de sensibiliser sur ce grave danger qui menace nos océans et dont nous sommes responsables.

6. Soutenir des associations qui luttent contre la pollution plastique

De nombreuses associations et organisations luttent contre la pollution plastiques des océans : Sea Sheperd, OceaNoPlastics, Plastic Attack, Surfrider, The Sea Cleaners, WWF, Tara

Ces organisations ont besoin de dons financiers et de bénévoles pour poursuivre leur mission. Même un “petit” don peut faire la différence.

7. Recycler les déchets plastiques

Si vous utilisez des produits plastiques à usage unique (entre autres), pensez à bien faire le tri et à les recycler. Suivez les consignes de tri de votre commune : vos déchets peuvent devenir les matières premières pour fabriquer de nouveaux produits.

Je le mentionnais plus haut : seulement 14% des déchets plastiques sont recyclés. Et, bien que le recyclage ne soit pas une solution durable à la pollution plastique, il contribue à garder les plastiques hors des océans.

8. S’informer et sensibiliser sur l’impact des déchets sur l’océan

Pour bien agir, il faut bien comprendre. Réduire ses déchets plastiques est une super initiative, comprendre pourquoi ces nouvelles habitudes sont importantes, c’est encore mieux.

Si vous lisez cet article, c’est que vous avez déjà conscience du problème de la pollution plastique. Malheureusement, cette catastrophe écologique est encore trop méconnue du grand public. Un des moyens efficaces pour y remédier est d’en parler et de sensibiliser son entourage. À ma petite échelle et avec cet article, j’essaie d’aider les autres à prendre conscience du problème et des solutions qui existent.

Et puis, l’opinion des consommateurs a un poids sur la prise de décision des entreprises. McDonald’s s’est engagé à utiliser uniquement des matériaux d’emballage durables d’ici 2025 et à supprimer les pailles plastiques de ses restaurants à France. Affaire à suivre.

Si tout le monde s’y met on peut tout changer ! Il n’y a pas de petites actions, de petits dons, il n’y a que de grandes intentions.

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. C'est toujours comme ça que le monde a changé. Citation de Margaret Mead

Auteure : Julie Mirande

Bonjour, je suis Julie - créatrice de contenu digital et rédactrice web. Ici, je partage des réflexions engagées et bienveillantes pour s'organiser un quotidien doux et responsable, et des conseils de pro pour créer un blog. Bienvenue !

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